Publié dans Politique

Haute Cour constitutionnelle  - Les nouveaux juges d’Ambohidahy prennent fonction

Publié le jeudi, 08 avril 2021

Moins d’une semaine après la nomination de ses 3 membres par le Président de la République, les nouveaux membres de la Haute Cour constitutionnelle ont prêté serment hier à Ambohidahy. La cérémonie présidée par l'ancien président de la HCC, le Professeur Jean Eric Rakotoarisoa et les anciens membres de l’Institution, marque leur prise de fonction officielle et ce pour un mandat non renouvelable de 7 ans. Le Président de la République Andry Rajoelina, également président du Conseil supérieur de la magistrature a honoré de sa présence cette cérémonie. Etaient également présents le Premier ministre, Chef du Gouvernement et les chefs d’Institution. Etant donné le contexte de crise sanitaire, le nombre de personnalités qui ont composé l’assistance était réduit au strict minimum.

 

« Conformément au serment qu'on vient de prêter, nous nous engageons à accomplir nos fonctions dans le respect de la Justice et des principes de confidentialité, en toute neutralité ainsi que dans le respect de la loi et de la Constitution car ceci est le seul garant de la paix sociale et de la stabilité de la Nation », a déclaré le doyen des nouveaux juges au sein de la Haute Cour constitutionnelle, Florent Rakotoarisoa.

Gardiens de la Constitution

Les nouveaux juges d’Ambohidahy auront le devoir d’élire le président de la Haute Cour constitutionnelle dans les 7 prochains jours. Plus qu’une mission judiciaire, les membres de la HCC ont toujours joué et continueront de jouer un rôle majeur dans le maintien de la stabilité politique dans le pays. Cette éminente juridiction a toujours marqué l’histoire à travers les nombreuses crises ainsi que les élections présidentielles que Madagascar a connues depuis le retour de l’indépendance.

Rappelons que d’après la Constitution, la HCC a pour mission de statuer sur la conformité à la Constitution des traités, des lois, des ordonnances et des règlements autonomes ; de régler les conflits de compétence entre deux ou plusieurs Institutions de l’Etat ou entre l’Etat et une ou plusieurs Collectivités territoriales décentralisées (CTD) ou entre deux ou plusieurs CTD ; de statuer sur la conformité à la Constitution et aux lois organiques, des délibérations et des actes règlementaires adoptés par les CTD ; de statuer sur le contentieux des opérations de référendum, de l’élection du Président de la République et des élections législatives et sénatoriales ; et enfin de proclamer le résultat officiel des élections présidentielles et législatives, ainsi que des consultations par référendum.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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